Un casino au coeur des Pyrénées
Le Casino de Bagnères-de-Luchon occupe depuis longtemps une place à part dans la vie de cette station thermale des Pyrénées. Installé Place Richelieu, dans la commune de Bagnères-de-Luchon (31110), en Haute-Garonne, il a été pendant des années l’un des piliers de l’économie touristique locale. La ville, réputée pour ses thermes et ses paysages de montagne, attirait une clientèle aisée venue de toute la France, parfois au-delà, et le casino s’inscrivait naturellement dans cette offre de loisirs.
Le bâtiment figure à la base Mérimée du ministère de la Culture comme monument historique (référence PA31000035). Ce classement n’est pas anecdotique : il rappelle que l’édifice dépasse largement la simple fonction de salle de jeux. Chaque projet d’aménagement ou de rénovation doit composer avec un cadre architectural strict, validé par les autorités patrimoniales.
Ce que proposait l’établissement
Du temps de son activité, la salle de jeux abritait une quarantaine de machines à sous, une dizaine de machines de vidéo poker et quatre tables de jeux. Côté jeux de table, l’offre se concentrait sur la roulette anglaise et la boule. Un restaurant complétait l’ensemble, ce qui en faisait un lieu de sortie complet pour les curistes comme pour les habitants.
Les principales caractéristiques historiques de l’offre de jeux peuvent se résumer ainsi :
| Caractéristique | Données historiques |
|---|---|
| Machines à sous | Environ 40 |
| Machines vidéo poker | Environ 10 |
| Tables de jeux | 4 (roulette anglaise, boule) |
| Restaurant | Présent sur site |
| Horaires machines | 14h - 3h (quotidien) |
| Horaires boule | 21h - 3h (quotidien) |
| Adresse | Place Richelieu, 31110 Bagnères-de-Luchon |
Les machines à sous étaient ouvertes tous les jours de 14h à 3h du matin. Les jeux de boule démarraient plus tard, à partir de 21h, pour aller eux aussi jusqu’à 3h. Comme dans tout casino terrestre français, l’entrée était conditionnée à la présentation d’une pièce d’identité. À ses débuts, un droit d’entrée de 65 francs était demandé, un montant qui a logiquement disparu avec le passage à l’euro et l’évolution des pratiques.
2011 : la fermeture
L’activité de jeux a pris fin en 2011. Depuis cette date, le site Guide-Casino le signale comme “fermé définitivement”, et plusieurs sources spécialisées confirment l’absence d’exploitation depuis plus de dix ans.
On trouve pourtant encore sur certains annuaires en ligne des horaires théoriques d’ouverture ou des mentions de licence active. Ces données ne sont plus à jour. Aucune autorisation d’exploitation n’est avérée pour un établissement qui n’accueille plus de joueurs depuis 2011, et il reste plus prudent de s’en remettre aux sources officielles avant d’envisager un déplacement - un réflexe utile pour n’importe quel casino dont le statut n’est pas clair.
Pour les joueurs du secteur, les solutions terrestres les plus proches restent le Casino de Barbazan, à une trentaine de kilomètres, et le Casino de Capvern-les-Bains, situé un peu plus loin, à une cinquantaine de kilomètres environ.
La chronologie depuis la fermeture
Depuis la fin des jeux en 2011, le dossier a connu plusieurs étapes importantes. Elles dessinent un feuilleton local assez serré :
- Avant 2011 : exploitation normale avec salle de jeux, restaurant et parc de machines à sous.
- 2011 : arrêt complet de l’activité de jeux.
- Début des années 2020 : lancement par la mairie d’une procédure de sourcing pour identifier un nouvel opérateur dans le cadre d’une délégation de service public (DSP).
- 2024 : le maire évoque un objectif de réouverture “si tout va bien” vers la fin de l’année.
- 2025 : présentation au conseil municipal d’un projet de DSP impliquant le groupe belge Golden Palace.
- 9 juillet 2025 : rejet du projet Golden Palace au conseil municipal, à une voix près - 10 voix contre 9.
- Après juillet 2025 : la municipalité réaffirme sa volonté de rouvrir le casino, tout en cherchant de nouvelles conditions.
Ce vote à une voix d’écart illustre bien les tensions locales autour du casino. Le sujet divise, y compris au sein du conseil, entre enjeux financiers, attentes touristiques et craintes sur le montage global.




